RPG SAINT SEIYA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Zone de Texte: Crono :

Daniel venait tout juste d'arriver au camp d'entraînement. Il posa son sac, jeta un coup d'oeil à sa montre et ouvrit la lettre qu'il avait trouvé dans sa chambre.

"Crono, si tu veux devenir un de mes chevaliers, rends toi au camp d'entraînement de Milo du Scorpion. Ce sera lui qui te formeras. Sois patient : l'entraînement d'un chevalier est particulièrement long et pénible."

- Long et pénible, pensa-t-il ? Pas de problèmes ! J'ai justement du temps à revendre.

Alors qu'il marchait, il aperçut au loin une personne revêtue de ce qui semblait être une armure d'or.

- Excusez - moi, fit-il en s'approchant du chevalier.
 Je cherche le camp d'entraînement de Milo du Scorpion. Est-ce bien ici ?


Milo :
Milo jaugea cet homme de haut en bas, il avait une vingtaine d'années, des cheveux châtains clairs et des yeux bleux. Cet homme avait passé une grand e partie de sa vie dans un pays ensoleillé, preuve en était sa peau plutôt mat.

Je suis l'homme que tu cherches, que me veux-tu?


Crono :
Daniel observa Milo durant quelques secondes. 

Voilà donc mon futur instructeur, pensa - t - il. Je comprends mieux pourquoi Athéna m'a dit de m'adresser à lui : on peut sentir une prestance, un charisme et en même temps un manque de pitié envers ses ennemis à des kilomêtres à la ronde.

- Je suis vraiment heureux de vous rencontrer. Mon nom est Daniel et je souhaiterais faire partie de l'ordre des chevaliers d'Athéna.


Milo :
Bienvenue Daniel. Je dois donc te former? Mais avant je voudrais savoir d'où tu viens? 

 


Crono :
Je suis né en France, à Saint Malo il y a vingt cinq ans. Mon père était français et capitaine du navire Aurore. De par ses voyages, il me permit d'apprendre plusieurs langues qu'il parlait grâce aux membres de son équipage. Il m'a apprit l'anglais, l'espagnol et le cantonnais. Ma mère, pour sa part, était grecque et venait de la ville d'Athènes. Grâce à elle, j'ai pu apprendre et comprendre très vite le grec. Il y a quinze ans environ, l'Aurore fut attaqué par des pirates, dans la mer de Chine. Ma mère décida de m'emener en Grèce où elle pouvait vivre grâce au reste de la famille. Elle ouvrit un magasin d'horloge qu'elle faisait elle même et que j'ai reprit quand elle perdit la vie dans un accident de voiture il y a cinq ans. J'ai tenté de reprendre la boutique en main, mais je ne savais pas trop gérer une affaire comme celle-ci et les dettes envers les banques m'ont forcé, il y a deux mois, à revendre la boutique de ma défunte mère. Au bord de l'abime, je me préparais déjà à mettre fin à mes jours jusqu'à hier soir. Je fis un rêve dans lequel une femme sublime, divine m'apparût. Elle se présenta à moi sous le nom d'Athéna et me dit qu'elle avait besoin de moi pour assurer la paix dans le monde contre les forces du mal. Comme je n'avais plus rien à perdre, j'ai accepté. Elle m'envoya alors dans votre camp d'entraînement, Maître Milo.


Milo :
Bien!!! Je vois donc tu n'as aucune notion de base sur le combat?

Milo essayait d'évaluer son nouvel apprenti.


Crono :
J'ai eu la chance de faire un peu de karaté dans ma jeunesse. A l'époque où mon père était encore en vie.

Milo :
Tu as gardé des notions de karaté? Fais moi un peu voir ce que tu peux faire. Ne te retiens pas, j'encaisse t'en fais pas.
Zone de Texte: LA FORMATION DE CRONO AU GRADE DE CHEVALIER D’ATHENA


Mis en Scène : 

      







 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Zone de Texte: Crono :
Souhaitons que je me rappele de mes anciens coups. pensa Daniel. 

Daniel prit sa position de garde préférée : de profil, jambe droite pliée vers l'arrière, jambe gauche tendue, bras droit parant un coup invisible venant de l'arrière et bras gauche tendu vers Milo. 

Daniel patienta quelques instants, puis s'élança vers Milo. Quand il fut à porté, il s'arrêta brusquement, prit appui sur son pied droit, pivota et lança sa jambe gauche en direction de la hanche droite de Milo. C'était un parfait fouetté qui atteignit Milo. Daniel ne laissa pas de répit à son instructeur : aussitôt le premier coup achevé, il ramena sa jambe légèrement vers l'arrière avant de la lancer vers l'épaule de son adversaire du moment. Puis, lorsque son enchainement fut achevé, il fit un saut périlleux arrière en lançant ses jambes de façon à ce que ses pieds laissent un sillon sur son passage et sur la poitrine de Milo. Pour achever cet enchainement en beauté, Daniel plongea vers Milo et lança sa jambe dans le but d'envoyer son maître au tapis.


Milo :
Daniel s'élanca vers Milo et commenca par un coup de pied qui devait frapper à la hanche. Milo baissa son bras droit et bloqua le coup de pied. Le deuxième devait toucher l'épaule Milo esquiva de nouveau en s'acroupissant.
Daniel finit enfin son enchaînement en lançant son pied vers les jambes de Milo, mais avant que le coup atteigne au but Daniel stoppa son mouvement.

Milo l'avait frapper avec un doigt entre les côtes.


Tu as baissé ta garde lors du dernier coup de pied, ton poing s'est abaissé. J'aurais été ton ennemi tu aurais été déjà mort. Mais je suis satisfait de toi, tu as de réels compétences en arts martiaux, de plus la puissance de tes coups de pieds est loin d'être négligeable. Voici la première leçon de la journée:

Ne jamais baisser sa garde quoi qu'il arrive!!

Aujourd'hui nous resterons sur le physique, demain nous aborderons les bases du cosmos et puis ensuite nous aviserons selon tes progrès. Bon continuons, nous allons faire un deuxième essai. Allez frappes moi!!!


Crono :
- Bien maître ! Je reconnais que j'ai gaffé. 

La poisse ! pensa Daniel. Il a du répondant. Parer un de mes enchainements de pieds aussi facilement. Mais heureusement, j'ai d'autres ressources.

Daniel prit une position de combat plus classique : sa jambe droite était toujours pliée derrière lui ; la gauche était toujours devant et était cette fois légèrement pliée. Son poing gauche était ramené à hauteur du visage, tandis que le droit était placé au niveau de l'estomac. 

Daniel s'élança. Il commença par lancer sa jambe gauche en maegeri (coup de pied frontal de base), mais ce fut une feinte. Son intention véritable était tout autre : il lança sa main parfaitement tendue en shuto en direction de Milo. Daniel répéta l'opération de façon à prendre Milo de vitesse, frappant à divers endroit du corps, le forçant à reculer tandis qu'il avançait. Les coups de poing pleuvaient, mais Daniel interrompit soudain le déluge en lançant un de ses coups préférés : Uraken. Pivotant rapidement sur lui même, il lança son poing droit vers la tempe de Milo avec la nette sensation qu'il se rapprochait de son premier objectif. Profitant de l'élan de son tourbillon, Daniel lança sa jambe droite vers le visage de Milo.


Milo :
Daniel attaqua de nouveau, le premier coup de pied vint pour frapper le front de Milo mais Daniel l'abaissa et frappa Milo de sa main tendue. Milo fut surpris et ne put éviter le premier coup mais Daniel répéta l'attaque si bien que Milo bloqua toute les tentatives suivantes. Puis le nouvel apprenti de Milo stoppa son mouvement et lanca son poing droit vers la tempe de celui-ci mais Milo executa son coup favoris, le coup du scorpion: Milo baisse tout son corps, évitant ainsi le coup de poing et fais passer sa jambe par dessus son corps pour aller frapper directement le visage de Dianel qui est complètement surpris.

 

Tu vois Daniel, ton premier coup m'a touché car tu a changé de technique, tu m'as surpris. Après tu as manqué d'originalité et il n'y a qu'à la fin que tu pouvais me porter le coup juste mais je t'ai devancé. Quoi qu'il en soit tu fais un très bon début, je dois même t'avouer que tu es le premier à m'épater à ce point. Bon c'est fini pour aujourd'hui je te laisse regagner ton dortoir. Il se trouve en bas de ces marches sur la droite. Passes une bonne nuit car la journée sera dure demain. A demain Daniel.

Milo fit demi-tour et regagna son temple laissant Daniel seul.


Crono :
- Merci pour vos conseils, maître, et bonne nuit à vous aussi.

Daniel ramassa son sac, bu une gorgée d'eau et s'en alla vers le dortoir des apprentis.

La nuit de Daniel avait été des plus calmes. Il avait dormi comme un loir, ce qui ne lui était plus arrivé depuis la mort de sa mère. Lorsqu'il se réveilla, il était sept heures passée. Lui qui était habitué à se lever à cinq heures ne put retenir un hoquet d'horreur. Il se leva rapidement, fit une vingtaine de pompes et passa une tenue plus appropriée pour son entraînement : un pantalon de survêt et un T shirt. Puis il parti en courant vers le lieu où il s'était entraîné avec Milo la veille. Une fois arrivé, il reprit son souffle en voyant que Milo était là.

- Désolé pour le retard, Maître, mais j'ai eu une panne de réveil. J'ose espérer que vous ne m'en voulez pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Milo :
Milo eut un petit sourire qui prouvait à Crono qu'il était pardonné:

Hum c'est vrai j'avais omis de te dire quelque chose hier. Tu vois ceci est le sanctuaire d'Athéna, il est baigné par son cosmos, ainsi, le temps y est figé, il y a bien un jour et une nuit, ainsi que des saisons, mais rien, en dehors des habitants eux mêmes, ne vieilli, de plus, toute chose n’existant pas à l’époque de la fondation de l’endroit est incapable de fonctionner dans l’enceinte : les téléviseurs s’arrêtent, les armes à feu se bloquent, les téléphones portables n’émettent plus, et les réveils ne marchent pas. En ce qui concerne les déplacements, ils sont restreints dés la première marche de l’escalier central franchie :la téléportation ne fonctionne plus, et la seule voie praticable passe par le couloir central des maisons, quiconque tentant de passer au dessus ou à côté, se retrouvant inéluctablement de nouveau devant leur entrée.


Crono :

A cette déclaration, Daniel ne put s'empêcher de pousser un sifflement d'admiration.

- Athéna a vraiment pensé à tout, Maître. Ses ennemis ont donc vraiment du soucis à se faire s'ils espèrent pouvoir s'introduire dans le Sanctuaire aussi facilement. En clair, pour atteindre la dernière maison du Sanctuaire, l'ennemi doit utiliser ses jambes. Pratique ! Mais si en temps de guerre, un messager doit apporter une nouvelle importante à la déesse et qu'un "téléporteur" du camp allié souhaite l'y aider, cette restriction marche - t - elle aussi ?


Milo :

Milo regarda attentivement Crono:

Il existe en effet une exception, un Chevalier d’Or possède toutefois le droit d’autoriser quelqu’un à se téléporter dans sa Maison. Lorsqu’une bataille impliquant la traversée des douze Maisons du Zodiaque a lieu, on considère que tout Chevalier d’Or battu permet la téléportation dans sa Maison.


Crono :

- Je comprend, Maître ! Bien, pour en revenir à l'entraînement, vous m'aviez parlé hier du "cosmos" et vous m'aviez dit que nous allions en étudier les bases aujourd'hui. J'aimerais bien savoir de quoi il s'agit, car si je veux pouvoir défendre la déesse, il me faut une arme capable de rivaliser avec celle de nos ennemis.


Milo :

Milo récita alors ce qu'il savait sur le cosmos:

Le cosmos trouve son origine dans la Volonté Divine qui baigne l’univers. Lorsque la réalité prit forme, le Volonté Divine se répandit et se mêla aux astres et aux étoiles.
Quand la vie apparut, une étincelle de la Volonté divine se logea dans les premiers organismes qui virent le jour. Depuis, le Cosmos et la force vitale sont intimement liés.
C’est bien entendu chez l’Homme que le Cosmos atteignit sa pleine maturité et trouva à se développer jusqu’à ses limites extrêmes.

Le Cosmos est semblable à un univers métaphysique contenu dans le corps de l’homme. Il obéit à des lois semblable à celles qui gouvernent la création et celui qui apprend à les comprendre et à les utiliser devient un être capable de hauts faits et d’exploits inimaginables.

Milo regarda Crono qui semblait captivé par les dires de Milo, celui-çi poursuivit alors:

La plupart des Hommes ne sont pas conscients de l’existence du cosmos. Ces gens sont confinés à l’intérieur des limites que leur imposent leur corps et leur esprits.
Parfois, il arrive que certains grands hommes, sans avoir conscience de la présence d’un Cosmos en eux, parviennent à y puiser une certaine force. C’est le cas de la plupart des grands héros ou génies de l’histoire.

Toutefois, il est possible à un homme de comprendre le Cosmos qui dort en lui, et d’y puiser la force nécessaire pour s’élever au-dessus de ses semblables.
La première étape consiste à prendre conscience de l’existence du Cosmos et à réussir à le percevoir, même partiellement. Cela nécessite un entraînement poussé, qu’il soit de nature mentale ou physique. Dépasser sans cesse ses limites est la meilleure manière de parvenir à puiser au fond de soi une force insoupçonnée – celle octroyée par le Cosmos.
Une fois qu’on a appris à percevoir son Cosmos, il faut parvenir à le contrôler pour en utiliser la puissance. Pour cela, il faut utiliser sa perception interne et provoquer une explosion au sein du Cosmos. C’est la force de cette explosion qui donnera la puissance d’accomplir un exploit surhumain. On appelle cela «Faire exploser son Cosmos », ou « Brûler son Cosmos ».
Lorsque l’on sait percevoir et maîtriser son Cosmos, il reste encore à savoir le développer. Il faut parvenir à étendre son Cosmos, à s’en emplir l’âme, le corps et l’esprit afin d’avoir accès à une puissance plus grande encore.

Sache qu'il existe encore d'autres étapes ensuite mais tu les apprendras en temps voulu. Alors que penses-tu de ce que je t'ai dit Crono?


Crono :
Daniel écoutait, non buvait les paroles de Milo comme de l'eau de source. Il avait l'impression d'avoir rajeuni de vingt ans, il réalisa que s'il n'y avait pas d'âge pour apprendre, il était rare de pouvoir trouver un professeur ayant de  telles notions sur un sujet comme le cosmos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: - Le cosmos est vraiment une puissance inégalable. En résumé, Maître, le cosmos est une sorte de force intérieure. Si je comprend bien, il y a trois phases importantes : la prise de conscience du cosmos, son contrôle et son développement. Mais j'ai une question qui va vous paraître peut être idiote : que se passe - t - il si l'on arrive pas à contrôler son cosmos ? Est ce qu'il y a des répercussions sur l'organisme ?


Milo :
Milo prit un air soucieux:

Le cosmos est une source inépuisable contrairement à ton corps qui lui a des limites. En poussant ton cosmos à son paroxysme ton corps peut ne pas résister à la puissance. Dans ces cas-là ton corps explose sous la puissance. Mais dis-moi combien de sens connais-tu? 
demanda Milo.


Crono :
Daniel se mit à réfléchir rapidement.

- A mon avis, il y a six sens communs à tous les hommes. Les cinq premiers sont les sens dits physiques, c'est à dire la vue, l'ouie, le gout, l'odorat et le toucher. Le sixième sens est ce que l'on pourrait apeller l'intuition ou l'instinct.


Milo :
Milo se mit à sourir:

Tu as raison ces sens existent mais là où tu te trompent c'est sur leur nombre ils sont au nombre de sept. Je t'explique: les cinq premiers sens d’un homme lui permettent d’appréhender la réalité extérieure par le biais de sensations physiques. Le sixième sens permet lui aussi d’appréhender la réalité extérieure, mais par le biais de l’esprit. C’est le sens qui permet également de comprendre et d’utiliser les dons psychiques et de percevoir le Cosmos des autres. Mais ces six sens ont en commun d’être tournés vers la perception et la compréhension du monde extérieur.
Le Septième Sens, lui, est celui qui permet à un homme de percevoir l’univers qui est en lui, son Cosmos. Tout homme qui a appris à percevoir et maîtriser son Cosmos comprend intuitivement une fraction du Septième Sens. Toutefois, seule la maîtrise totale de ce Sens permet de percevoir et comprendre dans sa globalité les règles qui régissent le Cosmos.
Maîtriser le Septième Sens signifie avoir une vision globale et entière de son propre Cosmos et des lois qui s’y appliquent. Comme l’univers interne d’un homme obéit aux mêmes règles que l’univers réel, la maîtrise du Septième Sens permet ainsi de comprendre les lois de l’univers et d’en percevoir les limites. C’est ainsi qu’un être maîtrisant le Septième Sens peut bouger à la vitesse de la lumière et appréhender des mouvements effectués à cette même vitesse.
Bien sûr, les six premiers sens peuvent constituer une entrave à la compréhension du Septième Sens. Celui qui se repose trop sur eux ne perçoit de l’univers que ce qui est extérieur à lui, et jamais il ne parviendra à saisir son propre Cosmos de façon globale. Mais parvenir à combiner l’utiliser de ces sept sens est la voie menant à la compréhension de la réalité.
Savoir percevoir l’univers en acquérant une vision intime et complète de son Cosmos, voilà ce que représente la maîtrise du Septième Sens.


Crono :

Daniel fronça les sourcils tandis qu'il se mit de nouveau à réfléchir sur les paroles de son maître. 

- Le septième sens. Celà semble être quelque chose, comme vous l'avez dit maître, qui peut s'avérer être des plus utiles. Si je comprend bien, en comprenant l'univers qui se trouve en chacun de nous dans son intégralité, on peut comprendre ce qu'est réellement le septième sens. Et ce sens peut - il compenser la perte d'autres sens ?


Milo :
Milo poursuivit:

Oui, le septième sens englobe tous les autres, en atteignant le septième sens  tu surpasses les six autres. Tu dois encore savoir une dernière chose sur le septième sens avant que l'on ne passe à la pratique: en se privant de ses sens on parvient plus facilement à atteindre le septième sens. Souviens t'en!
Bon es-tu prêt à commencer réellement l'entraînement Daniel?


Crono :
Daniel se leva d'un bond.

- Je suis prêt, Maitre !


Milo :
Milo tourna le dos:

Bien suis-moi!!!

Ils se dirigèrent vers un rocher énorme avec de nombreuses pierres plus ou moins grosses à côté.
Milo fixa Daniel et lui dit:
A la fin de ton entrainement tu briseras ces pierres à main nue.


Crono :
Daniel déglutit. Il commençait à douter de ses capacités rien qu'en voyant la taille des pierres. Son visage commença à pâlir tandis qu'il observait Milo.
- Il n'est pas bien pensa - t - il. 
Non, il est tout à fait sérieux, c'est ça le pire. 

J'ai comme dans l'idée que vous vous payez ma tête, sans vouloir vous manquer de respect Maître. Même les plus grands maîtres en arts martiaux ne pourraient briser des pierres de cette taille. Ou alors, montrez moi donc cette puissance que peut fournir le cosmos. 

Daniel ne voulait pas manquer de respect envers son professeur, mais ce que Milo exigeait de lui dépassait l'entendement des mortels.


Milo :
Milo souria à Daniel et avanca son doigt vers le plus gros des rochers.

Le cosmos permet d'accomplir des miracles Daniel ne l'oublie jamais.

Milo posa alors son doigt sur le rocher, et celui-ci commenca alors à se fissurer. Daniel avait les yeux exorbités. Milo retira alors son doigt du rocher, enfin des restes du rocher.
Voilà ce que tu pourras faire plus tard, en attendant voilà essaie sur cette pierre.

Daniel était encore sous le choc et ne réagissait pas.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Crono :
Daniel observa le résultat. Il était sous le choc, mais il se reprit et s'avança vers la pierre que Milo lui avait désigné. C'était une pierre de taille moyenne, pas trop grosse pour bien démarrer. Il ferma les yeux, fit le vide dans son esprit pendant quelques secondes puis leva le bras au ciel avant d'abattre le tranchant de sa main sur la pierre... qui resta intacte, au contraire du poignet de l'apprenti. Celui - ci, sous le coup de la douleur, ne pu s'empêcher de lâcher une flopée de jurons avant de se tourner vers son maître.


Milo :
Milo eut un regard sévère envers Daniel:
Ton esprit reste encore trop lié aux contraintes physiques. Tu ne dois pas douter de toi, tu dois être sûr de ton coup en le plaçant. Néanmoins tu dois être en premier lieu conscient de cette force si tu veux espérer y arriver. Réessaie mais cette fois-ci ne te focalises pas sur le résultat. Au moment où tu frappes tu dois être sûr que la pierre sera détruite.


Crono :
- Bien Maître. En d'autres termes, la douleur est une simple information.

Daniel se retourna vers la pierre et la fixa durant de longues secondes. Il fit de nouveau le vide en lui et lança de nouveau le tranchant de sa main vers la pierre. Le résultat fut quasiment le même et Daniel s'efforça de ne pas ressentir la douleur qui lui vrillait le poignet. Mais il ne se découragea pas et recommença jusqu' à ce que la pierre commence à se fendiller. L'espoir naquit en lui et il commençait à entrevoir le ''bout du tunnel". Un ultime coup qui brisa la pierre. il ne sentait plus son bras, mais il avait réussi.


Milo :
Bien Daniel!!! Je suis étonné que tu y arrives en si peu de temps. Ton talent est impressionnant, montres moi ta main.

Daniel tendit fébrilement la à Milo. Celui-ci passa la sienne par-dessus en faisant brûler son cosmos. Une douce chaleur réconfortait Daniel, celui-ci finit par se sentir apaisé et par ne plus sentir sa douleur. 
Dis-moi Daniel pourquoi es-tu réellement venu ici?


Crono :
- Il y a deux raisons majeures qui m'y ont poussé. Hier, je vous avais dit que j'avais fait un rêve dans lequel Athéna me demandait de la rejoindre. C'est cela la première raison : je veux servir Athéna afin de protéger la planète contre les forces du mal par mes moyens, même les plus modestes. La seconde est liée à la première : comme j'ai vécu des moments difficiles avec la mort de mes parents, je souhaiterais éviter que d'autres personnes aient à endurer ce que j'ai vécu. Voilà mes raisons, Maître.


Milo :
Tu as tes idéaux Daniel et je ne peux que te féliciter pour cela mais saches que dans la vie il n'y a pas de bien ou de mal réel, seulement des concepts différents. Donc bats-toi pour ces concepts!! Maintenant dis-moi, as-tu une idée sur l'origine de ce rêve? Pourquoi tu penses qu'elle t'ai choisi?

Milo paraissait dur dans ces paroles envers Daniel mais il voulait simplement connaître plus précisément les raisons de sa venue.


Crono :
Daniel se mit à réfléchir. Il avait ses convictions, mais il ne savait pas pourquoi Athéna l'avait choisi. Elle lui avait dit qu'elle avait ressenti en lui un potentiel insoupçonné pour un humain. Peut être était ce pour cela, qui sait.


Milo :
Voyant que Daniel semblait être perdu dans ses pensée Milo voulut le guider:

N'as-tu jamais eu de signes du destin qui pourrait te mettre sur la voie? Je peux par exemple te confier que les étoiles sont les porteuses du destin, et qu'en sachant lire les étoiles on peut dominer le monde.


Crono :
Daniel hésitait. Il ne savait plus quoi dire. Allait - il confier à son professeur ce que ses parents lui avaient dit.

- Je vais vous avouer une chose, maître. Mon père m'avait dit que la nuit de ma venue au monde, il avait vu une constellation briller plus qu'à l'ordinaire. C'était celle de l'Horloge. Et ce n'est pas tout : ma mère m'a toujours dit que j'avais une certaine affinité avec le temps. Quand elle avait un soucis avec ses horloges, il suffisait que je sois dans le coin pour que l'horloge se remette à fonctionner. Ca peut paraître bizarre, mais c'est ce qu'elle me disait. Je me souviens aussi que étant enfant il m'arrivais parfois de revoir une même scène à plusieurs reprises. Mais je dois avouer que cela ne me paraissait pas étrange à l'époque. Il m'arrivait, quand j'avais à me battre, de parvenir à entrevoir les coups de mes adversaires qui arrivaient sur moi avec une lenteur affligeante, tandis que mes coups paraissaient ultra rapides.


Milo :
Milo se frotta le menton et dit à basse voix:
Intéressant...Il serait donc le fameux chevalier d'argent de l'Horloge. Ce qui est bizarre c'est que l'armure a disparue depuis des siècles, on ne l'a jamais revue. 

Milo passa sa main dans ses longs cheveux:
Et arriverais-tu as utiliser ces fameux pouvoirs à ta guise?


Crono :
- Je ne saurais le dire de façon certaine, Maître. Peut être que si nous n'étions pas sous l'influence du cosmos d'Athéna, je pourrais essayer de vous le montrer. Mais comme le temps est arrêté ici, mes capacités sont restreintes. Comme je vous l'ai dit, j'ai des affinités avec le temps. Si je savais le contrôler, ce serait différent. 

Daniel mit la main dans sa poche et senti quelque chose. C'était la montre à gousset de sa défunte mère. Il la tira hors de sa poche et l'ouvrit. A sa grande surprise, la montre semblait fonctionner comme si le pouvoir d'Athéna n'avait pas emprise sur elle. Surpris, Daniel la montra à Milo. Lorsque celui-ci la prit dans sa main, l'aiguille cessa de tourner.


Milo :
Il n'y a pas de doutes tu dégages une énergie particulière, ce n'est même pas du cosmos. Tout cela est étrange, mais je suis sûr qu'en apprenant à maîtriser le cosmos tu sauras maîtriser les pouvoirs qui sont restés endormis en toi depuis si longtemps. Bien, il se fait tard. Demain nous complèterons ta formation. Passes une bonne nuit Daniel!!
Milo fit demi-tour en levant sa main pour saluer Daniel.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Crono :

La seconde nuit de Daniel fut des plus désagréables. Si le dieu du sommeil semblait l'avoir volontiers accepté dans son domaine, Morphée, lui prenait un malin plaisir à lui en faire voir de toutes les couleurs. Agacé, Daniel se leva et ce fut alors qu'il se rendit compte d'une chose : il n'était plus dans le dortoir des apprentis mais dans une cabine à bord d'un bateau. Sa curiosité le titilla, d'autant plus que le jour était levé depuis longtemps. Il mit sa tenue de sport et sorti sur le pont. De nombreuses personnes se trouvaient à bord, certaines inconnues et d'autres familières. Daniel remonta le bateau jusqu'à la timonerie. Deux hommes passèrent devant lui, visiblement des hommes d'équipage. Ils étaient tous deux de taille moyenne, teint olivâtre, chevelure brune et yeux noirs. Visiblement, ces marins là devaient être sud-américains, puisqu'ils parlaient espagnol. Arrivé à la timonerie, Daniel eut un choc : il revit son père à la barre, le regard viré vers l'horizon. Aucun doute n'était permis : il se trouvait à bord de l'Aurore. Fou de joie, Daniel voulu serrer son père dans ses bras, mais il ne fit qu'étreindre le vide. Ou plutôt il passa au travers de son père qui ne remarqua rien. Daniel vit son père décrocher un téléphone.
- Alan, venez me relayer. 

Sitôt dit, sitôt fait. Alan Thompson, quartier maître de l'Aurore arriva dans les minutes qui suivirent et prit le gouvernail. 
- Si on me cherche, je suis dans ma cabine.
- Bien, capitaine !

Daniel passa une journée complète à bord de l'Aurore, visitant tout de fond en comble. Salle des machines, cabines des passagers, dortoirs des membres de l'équipage, timonerie... Il refit le tour du navire et  en profita pour observer la bonne marche de l'Aurore. Vers la fin de la journée, Daniel décida de profiter de sa forme éthérée pour rendre visite à son père. Ce dernier était en train d'écrire une lettre. Daniel comprit que son père envoyait de ses nouvelles à sa famille en France. Soudain, le téléphone retentit. Le père de Daniel décrocha, tandis que ce dernier se rapprocha du téléphone.
- Qu'y a t il ?
- Mon capitaine, un navire est en approche.
- J'arrive ! 

Quelques minutes plus tard, le père de Daniel se tenait sur le pont, à la proue de son navire. Son second se tenait à ses côtés tandis qu'il observait le navire en question.
- Je n'aime pas beaucoup ça. Il n'a pas l'air d'avoir de bonnes intentions. Dites à Manoel de mettre les machines à fond de façon à ce que nous soyons dans les eaux territoriales le plus vite possible et que Chen envoie un SOS aux gardes côtes. Faites dire aux passagers de ne quitter leurs cabines sous aucun prétexte. Je me charge de prendre la barre.

Très bientôt, l'Aurore tout entier se mit en branle. Mais la vitesse de ce dernier ne pouvait rien face à celle du navire en question qui était plus petit et surtout beaucoup plus rapide. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, l'Aurore fut abordé, les membres de l'équipage massacrés et les passagers amenés sur le pont. Un chinois plus âgé que les autres s'avança. Un autre, plus jeune se mit à ses côtés. Visiblement, ce dernier semblait être l'interprète du groupe de pirates.
- Mesdames et messieurs, fit le chef via son interprète, vous êtes désormais nos prisonniers. Il s'agit d'un acte de piraterie en bonne et due forme. Vous allez nous remettre tous vos objets de valeur : bijoux, argent... Puis, vous resterez à bord de cette coquille de noix jusqu'à ce que les dieux de la mer décident de l'envoyer par le fond.

Il ne restait plus personne pour défendre les passagers. Ces derniers furent obligés d'obéir aux pirates et leur donnèrent tout ce qu'ils avaient de précieux. Sans aucun scrupules, les pirates prirent également tout ce que les cadavres avaient avant de les passer par dessus bord. Soudain, une détonation se fit entendre et l'un des pirates s'écroula sur le sol, mort. Une seconde, puis une troisième détonation virent deux autres chinois tomber comme des mouches. Les passagers commencèrent à reprendre espoir, tandis que les pirates regardaient autour d'eux. Un quatrième pirate s'effondra dans la seconde qui suivi. Puis, ce fut le calme plat tandis qu'une voix se fit entendre.
- Je suis Jean-Marie Arcelin, capitaine de l'[i]Aurore[/i] et responsable de la vie de ces personnes jusqu'à leur arrivée à Shanghaï. Je tiens à vous prévenir que si vous ne partez pas au plus vite, je ne répond pas de la vie de votre chef et de son interprète. Et même si vous parvenez à m'atteindre, j'aurais au moins le temps de les tuer et de les emporter dans la tombe avec moi.
- Capitaine, fit le jeune interprète, vous avez encore une chance de sauver la vie de vos passagers si vous acceptez de travailler avec nous. 

Daniel vit son père réfléchir. Il savait que ce dernier refuserait, mais il pensait également qu'il pourrait accepter. Ce fut alors qu'il vit deux des pirates contourner la position d'où se tenait son père et le prendre par derrière. Les deux pirates attaquèrent le capitaine de l'Aurore et le passèrent à tabac. Puis, ils l'amenèrent jusqu'à leur chef. Ce dernier et son interprète s'avancèrent.
- Alors, capitaine, que pensez vous de ma proposition ?
- Allez au diable ! 

Disant cela, le père de Daniel sorti un couteau de sa manche et le lança dans le front de l'interprète avant de s'élancer poing en avant vers le chef des pirates. Ce dernier esquiva le coup, attrapa le poignet de son adversaire et le fit tomber sur le sol avant de sortir son arme.
- Idiot, crève !

Daniel s'élança pour tenter de sauver son père et bousculer le chef des pirates. Mais, oubliant qu'il était sous forme éthérée, il ne fit que frapper du vide et le coup de feu parti et atteignit son père au thorax. Puis, il se tourna vers ses hommes.
- Fini de rire ! Tuez les tous et coulez ce navire.

Sans se faire prier, les pirates exécutèrent les ordres avec un sadisme sans borne, tandis que l'un d'eux s'en alla vers la salle des machines. Deux minutes plus tard, l'homme des machines revint rejoindre son groupe. 
- Tout explosera dans les quinze minutes, maître.
- Parfait, maintenant évacuons au plus vite ce futur navire fantôme.

Tandis que les pirates évacuaient le navire, Daniel se pencha vers son père. Ce dernier tentait tant bien que mal de s'accrocher à ce qui lui restait de vie tout en pressant au maximum sur sa blessure. 
- Quels bande de fumier, pesta - t - il. Tout est perdu : la cargaison, les passagers, sans parler du navire lui même. Cela m'importe peu, fit il en se relevant et en se titubant vers la rambarde, mais j'aurais tellement aimé retourner en France revoir Hélène ma femme et Daniel mon fils. J'aurais tellement aimé leur dire combien je les ai aimé.

Daniel écouta son père, s'avança et, malgré sa forme éthérée, lui posa la main sur l'épaule.
- Tu seras toujours dans mon cœur, Papa. Où que tu sois, je ne t'oublierais jamais. 
Etait - il possible de dire que le père Daniel avait senti la présence éthérée de son fils ? Rien n'est moins sur. Toujours est - il qu'il souria puis s'agenouilla une dernière fois pour prier, le regard pointé vers l'ouest vers Saint Malo. Puis il s'effondra un sourire aux lèvres.
- Papa, nooooooooon ! hurla Daniel les larmes aux yeux.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Daniel se réveilla en sursaut, il avait les larmes aux yeux. Avoir vécu en live la mort de son père lui avait donné de quoi pleurer pour un bon moment. Il posa son visage dans ses mains et pleura amèrement. Puis il se leva et se passa un coup d'eau sur le visage. Ce fut à ce moment qu'il réalisa que s'il n'était plus sur l'Aurore, il n'était pas non plus dans son dortoir au camp d'entraînement. Un rapide coup d’œil lui fit comprendre qu'il se trouvait dans une chambre d'hôpital. Il comprit très vite.
- Non, pas la scène de sa mort. Celle de Papa m'a suffit amplement.

Daniel ferma les yeux durant de longues secondes. Il espérait qu'en les rouvrant, il se réveillerait loin de tout ça au camp de Milo. Désagréable fut sa surprise quand il ouvrit de nouveau les yeux : il n'avait pas bougé. Il se dirigea vers la fenêtre et s'aperçu qu'il était de nouveau sous forme éthérée. Il traversa l'hôpital, en profita pour voir ce qu'un humain ne pouvait voir sous forme "normale" et arriva au bloc opératoire. Plusieurs personnes, infirmières et médecins s'affairaient autour d'une femme d'environ quarante ans, mais qui faisait beaucoup plus jeune. A ses côtés,  un autre groupe s'affairait autour d'un jeune homme d'environ vingt ans. Daniel ouvrit les yeux avec effroi en constatant qu'il se revoyait sur le bloc aux côtés de sa mère.

Daniel traversa la porte et atteignit la salle d'attente. Une femme d'une trentaine d'années se tenait assise sur un banc, un café noir à la main. En d'autres circonstances, elle aurait pu paraître sublime, mais quiconque la voyait pouvait deviner qu'elle n'avait pas fermé l’œil depuis un bon moment. Daniel souria en reconnaissant sa tante Sophitia, sœur unique de sa mère. Bien qu'il savait qu'elle ne pouvait pas le voir, il posa la main sur son épaule en tentant de la réconforter. Puis il retourna dans le bloc et s'approcha de sa mère. Il savait pertinemment que c'était bien la dernière fois qu'il la voyait. Autour d'elle, les médecins tentaient l'impossible pour la maintenir en vie. Il savait quel allait être le résultat : le défibrillateur restait toujours en ligne droite. Les médecins qui s'affairaient sur Daniel avaient plus de chance. Ce dernier avait eu deux côtes cassées, la rotule gauche déboîtée, une double fracture au radius droit et avait souffert d'un choc à la tête. Mais les soins intensifs avaient permis aux médecins de maintenir le jeune homme en vie.

Daniel ne put supporter plus longtemps ce spectacle. Il décida de ressortir, au moins pour soutenir sa tante. Durant de longues heures, Daniel et Sophitia attendirent. Soudain, la porte du bloc s'ouvrit laissant passer un des docteurs. Ce dernier se posa sur un fauteuil et s'alluma une cigarette.
- Comment vont - ils, docteur, fit Sophitia ?
- J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer. 
- Quelle est la bonne ?
- La bonne nouvelle, c'est que votre neveu est hors de danger. Il devra rester en rééducation suite à son traumatisme cranien, mais il pourra sortir quand il sera en état de marcher. En revanche...
- Qu'est - il arrivé à Hélène ?
- Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour la maintenir en vie. Malheureusement, elle avait déjà un poumon perforé, une hémorragie interne, quatre côtes cassée et tous les os des jambes cassés. 
- Non ! 
- Mes plus sincères condoléances, madame.

Sophitia s'effondra. Elle pleurait à chaudes larmes la mort de cette sœur qui avait été comme une seconde mère pour elle. Daniel pour sa part avait lui aussi les larmes aux yeux, mais il s'avança et étreignit du mieux qu'il pu sa pauvre tante. 

Quelques temps plus tard, toute la famille grecque de Daniel se rendit au cimetière d'Athènes pour enterrer sa mère. Hélène Arcelin fut mise en bière suivant les traditions orthodoxes. Daniel revit Sophitia, Rothion son oncle et leur fille Cassandra ainsi que son grand père Patrocle et sa grand mère Pyrrha. Il suivi l'enterrement de sa mère avec toute sa famille par un jour de pluie, comme si les dieux eux-même pleuraient la mort d'Hélène. Daniel resta bien après le départ de sa famille, il pria pour le repos de l'âme de sa mère puis quand le soleil eut disparu à l'horizon, il se décida à quitter le cimetière, souhaitant qu'il finirait par se réveiller au camp d'entraînement.

A peine Daniel eut- il passé les grilles du cimetière d'Athènes qu'il se sentit aspiré par une sorte de vortex. Il ne pouvait rien faire : son corps, ou plutôt la forme éthérée de son corps, était complètement paralysé. Lentement, mais sûrement, le vortex l'aspira et lui fit perdre connaissance.

Lorsque Daniel se réveilla, il s'aperçu qu'il n'était plus à Athènes. Il n'était pas dans une ville, mais en pleine campagne. Il ne savait plus où donner de la tête. Il lui fallait trouver un moyen de sortir de l'influence de Morphée, s'il était encore en train de rêver, et de revenir au camp d'entraînement. Mais avant toutes choses, il lui fallait savoir au plus vite où il se trouvait. Daniel entendit soudain un bêlement qui semblait venir de l'est. Il se décida à suivre ce bruit et s'élança dans cette direction. Après quelques dizaines de minutes de marche, Daniel tomba sur un troupeau de moutons. Un homme d'une cinquantaine d'années se trouvait là et les surveillait aidé par un chien de berger. Daniel s'élança vers le berger, pensant que ce dernier allait pouvoir l'aider.
- Bonjour, monsieur !
- I beg your pardon, mister.

Daniel se rendit compte qu'au pire, il était aux Etats Unis, au mieux il se trouvait en Angleterre. Il réalisa aussi que, si ce dernier lui avait parlé, cela signifiait qu'il n'était pas seulement là sous forme éthérée. Cela le réconforta et il se décida à utiliser la langue de Shakespeare.
- Pardonnez moi, mais je me suis égaré. Sauriez vous par hasard où nous nous trouvons ?
- Bien sur : nous sommes à moins de trois kilomètres de Stonehenge. Pourquoi cette question ?
- Il se trouve que je me suis égaré comme je vous l'ai dit. Je souhaiterais rejoindre la ville la plus proche pour passer un appel en Grèce. 
- Ne soyez pas inquiet, mon jeune ami, dès que mes moutons seront ramenés à la ferme, je vous emmènerais personnellement à la ville voisine.
- Soyez en remercié. Au fait, mon nom est Daniel.
- Ex Capitaine Francis Blake, des Service Secrets de Sa Gracieuse Majesté à votre service, mon jeune ami.
- Heureux de vous rencontrer, capitaine.
- Pas de ça entre nous, mon jeune ami ! Appelez moi Francis, je ne suis plus au service de Sa Majesté depuis cinq ans. J'ai pris une retraite anticipée pour angine au poumon. Pour me reposer, je suis allé me proposer comme berger auprès de ma cousine Victoria. C'est elle qui m'a offert ce poste. Et vous, au fait, que faites vous dans la vie ? 

Et Daniel parla à Francis de son passé : sa naissance à Saint Malo, son enfance, la mort de son père en mer de Chine, celle de sa mère, sa boutique d'horloges. Daniel décida d'abréger son séjour avec Francis et se leva lorsqu'il sentit la main de celui-ci le retenir.
- J'ai dit que je vous emmènerais à la ville voisine, mais rien ne m'empêche de vous faire admirer les ruines de Stonehenge. Que diriez vous d'aller les voir. Etes vous partant ?
- Pourquoi pas ? J'ai toujours rêvé d'aller y jeter un oeil.
- Soit, PHILIP !

Un jeune homme de l'age de Daniel apparut. Francis passa un bref instant avec lui puis il se tourna vers Daniel.
- Mon neveu va s'occuper de ramener les bêtes à la ferme. Nous pouvons nous rendre directement à Stonehenge si vous le désirez.
- Je vous suis, Francis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Chemin faisant, Daniel et Francis devisèrent de choses et d'autres. Daniel apprit ainsi que Francis avait servi durant la guerre froide et qu'il avait lutté avec brio contre un colonel fanatique du bloc soviétique nommé Olrik qui ne souhaitait que faire régner la terreur sur la planète. Francis avait été décoré à plusieurs reprises et ses états de services avaient été élogieux. Mais comme il le lui avait dit, son état de santé ne lui avait pas permit de poursuivre ses engagements auprès du MI 5.

Environ une demi heure plus tard, les deux hommes arrivaient en vue de Stonehenge. Alors qu'ils s'attendaient à trouver des dolmens encore debout, les deux hommes découvrirent que bon nombre d'entre eux avaient été détruits. Ils entendaient des voix qui venaient de l'intérieur du cercle de pierre.
- Par tous les diables, fit une voix, c'est pas possible. 
- Calmes toi, Hermann ! fit une seconde voix. C'est pas en s'énervant que nous atteindrons notre objectif.
- T'en as de bonnes, Iguana. Le boss a été pourtant clair. Les chevaliers d'Athéna ne doivent en aucun cas trouver cette armure.
- Je connais les ordres, Hermann. Mais je tiens aussi à te dire que c'est moi que Seigneur Jared a désigné pour commander cette opération. Alors si je te dis de te calmer, tu te calmes. Clair ?
- OK ! OK ! 
- Il n'empêche, fit une troisième voix, que je me demande bien ce que Maître Jared peut bien lui trouver à cette armure.
- Ca, lui seul le sait, fit une quatrième voix.
- Bon, Nessus, Hermann et Patros, fini de discuter. Dépêchons nous de trouver cette armure et rentrons.

Pendant que ces hommes discutaient, Francis et Daniel s'étaient approchés à pas feutrés du cercle de pierres. Daniel put ainsi voir à quoi ressemblaient les quatre personnes. Le premier, celui qui devait être le dénommé Hermann était de haute et forte stature. Il devait mesurer environ 195 centimètres et était bâti comme un mur de briques. Il affichait de nombreuses cicatrices sur le corps et le visage et était borgne. Ses cheveux étaient aussi bleus que le fond d’un océan et ses yeux semblaient dégager toute la colère d’un tsunami. Celui qui avait conversé avec Hermann, le dénommé Iguana, faisait tout au plus 175 centimètres. Il était également plus frêle que son compère, mais on sentait l’autorité à des kilomètres à la ronde. Ses longs cheveux étaient châtains et encadraient un doux visage dans lequel se trouvaient deux lacs d’émeraude. Patros devait mesurer environ un mètre quatre vingt, il était de taille et de constitution moyenne par rapport à ses deux compères. Ses cheveux étaient gris argentés, semblables aux poils des chiens de traîneau, et ses yeux aussi bleus qu’un ciel sans nuage. A ne pas en douter, il devait être le second d’Iguana. Enfin, arrivait Nessus. Il était d’une taille à mi chemin entre Patros et Hermann. Ses cheveux étaient aussi bruns que la robe d’un cheval de trait, mais ses yeux étaient aussi rouges qu’un brasier. Tous arboraient d’étranges tenues aussi sombres que la nuit.

Un bruit se fit soudainement entendre : c’était un bruit de pierre qui roulait. En un éclair, les quatre hommes se retrouvèrent devant Francis et Daniel. Et encore plus rapidement, Francis vit un poing de Nessus lui transpercer le thorax. Daniel, pour sa part, ne savait plus quoi faire.
- Bon, fit Hermann, on fait quoi Iguana. Tu es le chef de mission, c’est à toi de décider. 
- Les ordres de Maître Jared sont clairs : pas de témoins.
- C’est tout ce que je voulais entendre, fit Hermann avec un sourire.
Iguana croisa les bras tandis qu’Hermann s’avançait vers Daniel. Quant aux deux autres, ils s’adossèrent à des dolmens pour mieux profiter du spectacle. Hermann avait un sourire sadique aux lèvres, du genre de ceux qui tuent pour le plaisir. 
- Bien dommage pour toi, gamin. Si tu n’étais pas venu, tu serais encore en vie.

Daniel était paralysé : il avait l’impression de se retrouver face à un chasseur de baleines mélangé avec un pirate et un gorille. Il ne savait que faire. Hermann arma son poing et frappa Daniel à la mâchoire. Les coups se mirent à pleuvoir sur le jeune homme qui tentait tant bien que mal de se défendre. Un uppercut l’envoya tout net au tapis. 
- J’aimerais juste savoir une chose : pourquoi avez-vous fait ça ?
- Quoi « ça » ? fit Hermann.
- Pourquoi vous avez détruit le cercle de Stonehenge ? A quoi ça vous avance ? Votre équipe de foot ou de rugby a perdu et du coup vous êtes venus vous défouler sur des dolmens qui ne demandaient rien d’autre que la tranquillité. 
- Espèce de sale…
- Du calme, Hermann, fit Patros. Tu ne vois pas qu’il est en train de te provoquer. Tu es en train d’entrer dans son jeu.
- Il a raison, fit Iguana. Mais bon, je vais répondre à ta question, mon jeune ami. Hermann, tu le tiens solidement.

Iguana s’avança vers Daniel qu’Hermann tenait fermement. 
- Puisque tu es si curieux, je vais répondre à ta question. Comme ça, tu auras une histoire à raconter au gardien des enfers. Nous appartenons à une sorte d’organisation appelée l’Ordre des Chevaliers noirs. Il se trouve que les chevaliers noirs étaient autrefois des chevaliers servant la déesse de la guerre grecque Athéna. Mais à cause de leur violence et de leur cruauté, la déesse les bannit sur une île appelée Ile de la Mort ou Ile de la Reine Morte située dans le Pacifique sud. Cette île, c’est l’enfer sur Terre : seule la loi du plus fort y règne. Certains d’entre nous sont appelés à revêtir des armures noires et, suivant leur popularité et leur force, peuvent devenir les Seigneurs noirs.
- Ca n’explique pas ce désastre.
- J’y arrive, ne t’impatiente pas. Notre Seigneur est un des quatre plus grands chevaliers noirs de l’Ile : Jared du Pégase Noir. Il nous a chargé il y a peu de retrouver une armure qui était un pilier pour les chevaliers d’Athéna : l’armure d’argent de l’Horloge. Cette armure, selon lui, possède des pouvoirs tels que celui qui la porte serait capable de ne faire qu’un avec le temps. Or, il se trouve que l’armure de l’Horloge se trouve ici, à Stonehenge. Nous avons fouillé tout d’abord la région, puis nous avons décidé de venir ici afin d’y faire des recherches. Comme nous commencions à perdre patience, en particulier Hermann et Nessus, nous avons détruit un à un les dolmens qui constituaient le cercle de Stonehenge. 
- Je vois. En d’autres termes, votre boss souhaiterait éviter qu’un chevalier de l’Horloge vienne aider Athéna. 
- C’est tout à fait ça. J’espère que tu es satisfait.
- Oui, mais j’ai encore une question. Tu as fait allusion tout à l’heure aux « piliers des chevaliers d’Athéna ». Quels sont – ils ?
- Tu es curieux, dis donc. Mais soit, je vais te répondre. Selon notre Maître, il s’agit des chevaliers du Phénix, de la Balance et de l’Horloge.
- Mais vous, quelles armures portez-vous ?
- Personnellement, je porte l’armure noire du Lézard. Hermann porte celle de la Baleine, Patros celle de la Meute et Nessus celle du Centaure. Maintenant, Hermann, tues – le.
- Avec plaisir. Par le Geyser noir de la Baleine !

Hermann attrapa Daniel par le poignet et jeta en l’air comme un fétu de paille. Le choc fut plus violent que la pluie de coups que le jeune homme avait reçu précédemment. Mais le pire fut à venir : Hermann attendait Daniel le poing armé, prêt à le frapper lorsque quelqu’un attrapa Daniel au vol. C’était Patros qui tenait le jeune homme par le col.
- Mais, enfin Patros, à quoi tu joues ?
- Je ne vois pas pourquoi ce serait toi et Iguana qui seriez toujours les seuls à vous amuser. Moi aussi, j’ai envie de m’amuser avec lui, y a pas de raisons. Prépares toi, petit gars, cette fois ce n’est pas une baleine mais une meute de chiens qui va t’attaquer. Par l’assaut de la Meute !

Si le coup n’avait pas la puissance d’Hermann, il était en revanche beaucoup plus rapide et plus sanglant que celui de la Baleine. Daniel vit fondre sur lui une meute de dobermans, babines retroussées et dégoulinantes de bave, mâchoires grande ouvertes et prêts à mordre. L’assaut fut plus que brutal et Daniel sentit les chiens le mordre aux bras, aux jambes, au cou… Le coup l’envoya de nouveau dans les airs et cette fois, ce fut Nessus qui l’attrapa.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: - J’suis d’accord avec Patros. Pour une fois qu’on a l’opportunité de se fendre la poire, on va pas s’en priver. Z’êtes pas d’accord.
- Soit, fit Iguana. Si tu veux le tuer, fais le mais vite et bien.
- Tu devrais me remercier, fit le centaure noir. Ta mort va être rapide car tu vas subir : La charge de l’armée des Centaures ! 

Cette fois, Daniel vit une foule de centaure charger contre lui armés de lances, d’épées, de massues, d’arcs et de flèches. L’assaut fut encore plus brutal que les coups de Patros et d’Hermann combinés. Une pluie de flèches s’abattit sur lui puis ce fut une massue qui lui fut expédiée avec force au niveau du bas ventre. Un solide coup d’épée l’atteignit à l’épaule tandis qu’un ultime coup l’envoya heurter un des seuls dolmens encore en état. 
- Bon sang, pensa Daniel ! Je vais me retrouver au royaume des morts si ça continue. Et dire que ce serait différent si j’avais de quoi me défendre. Dire que l’armure de l’Horloge doit être dans le coin.

Comme pour répondre à sa requête, une lumière blanche s’échappa de l’un des dolmens, le faisant exploser. Lorsque la poussière se dissipa, un sablier de taille importante se tenait là. Les quatre chevaliers noirs ne savaient que penser, tandis que Daniel commença à s’élever dans les airs pour faire face à l’armure. Puis, un son se fit entendre et le sablier se disloqua. Jambières, ceinture, poignées, plastron, épaulette et casque vinrent couvrirent le corps de Daniel. Ce dernier était émerveillé, tandis que les chevaliers noirs commençaient à rager contre cet homme qui venait de leur prendre cette armure.
- Ainsi, fit Daniel, je suis devenu le chevalier de l’Horloge. Quelle splendeur ! 
- Ce n’est pas parce que tu portes une armure d’argent que tu vas nous faire peur, fit Hermann.
- Nous allons te tuer sur le champ, fit Nessus.
- Et la ramener à notre Maître, fit Patros.
- Arrêtez, fit Iguana. Même s’il n’a pas encore la pleine possession de ses pouvoirs et que vous êtes trois, c’est un chevalier d’argent. Et des chevaliers noirs contre un chevalier d’argent sont comme des chevaliers de bronze face aux chevaliers d’or.

Mais les trois compères d’Iguana ignorèrent les ordres de leur chef et lancèrent leurs attaques en une parfaite synchronisation. Cependant, Daniel sentit une différence flagrante : les coups de ses adversaires étaient devenus beaucoup plus lents qu’au premier assaut. Il esquiva l’assaut de Patros, para celui de Nessus avant d’échapper à la prise d’Hermann. La rapidité qu’il avait acquise lui paraissait surprenante. Daniel se mit à sourire : cette armure, non contente d’être une merveille, était également un atout de taille. Il comprenait pourquoi les chevaliers noirs s’étaient acharnés à retrouver cette armure. Soudain, il fut tiré de ses pensées par les cris de guerre de ses adversaires. Il eut la surprise de voir Iguana se joindre à ses compagnons.
- Bon, on n’a pas le choix. Si on veut le vaincre rapidement, il nous faut allier nos forces et lancer nos assauts en même temps. De toutes façons, nous sommes condamnés. N’oubliez pas que Jared nous a promit de nous faire goûter au Météore Noir si nous ne ramenions pas l’armure. Vous êtes prêts ?
- Prêts ! 
- Alors, c’est parti.
- Par le geyser noir de la baleine !
- Par l’assaut de la Meute !
- Par la charge de l’armée des centaures !
- Par la capture du Lézard !

Daniel attendit patiemment que ses adversaires terminent leurs assauts pour lancer sa propre attaque. La main sur le plastron de son armure, une horloge, il ferma les yeux et se concentra. Quand il rouvrit les yeux, le temps semblait avoir ralenti les mouvements des chevaliers noirs, tandis que les siens semblaient avoir accéléré. En un éclair, une multitude de Daniel encercla les chevaliers noirs. Ces derniers ne sentaient pas les coups arriver, ou s’ils les sentaient, c’était bien après que les coups aient été envoyés. Et malgré sa solide constitution, Hermann fut le premier à tomber ; Patros et Nessus ne tardèrent pas à le suivre dans la tombe. Restait Iguana. Daniel arrêta son assaut et s’avança vers le Lézard noir.
- Tu vas repartir sur ton île et tu diras à ton boss que s’il veut l’armure, il devra venir la chercher lui-même au Sanctuaire d’Athéna. 
- Mais enfin, réfléchis un peu. Si je lui dis ça, il va me tuer c’est sur.
- Je m’en moque. Transmets lui ce message si tu ne veux pas subir le même sort que tes compagnons. 

Daniel se retourna et se dirigea vers le cadavre de Francis. Il était bien décidé à offrir à cet homme un enterrement digne mais discret. Mal lui en prit car Iguana s’élança et l’attaqua dans le dos.
- Tu as eu tort de me sous estimer. Tu ne sais pas encore contrôler les pouvoirs que te confère cette armure. Je vais te tuer, venger mes compagnons et ramener l’armure sur l’île de la Mort. Que la morsure du Lézard te terrasse !  

Iguana n’eut guère le temps de terminer son attaque. Daniel avait déjà tendu les bras et se concentrait pour contre attaquer. Un vortex se dessina derrière Iguana qui se mit à croître au fur et à mesure que Daniel écarta les bras. Autour d’Iguana, divers indicateurs temporels, horloges, sabliers, clepsydres, ne cessaient de bouger dans tout les sens. Lorsque Daniel baissa les bras, Iguana et le vortex avaient disparu. Puis le décor commença à s’estomper, l’armure disparut et la vision de Daniel devint de plus en plus trouble jusqu’à ce que le jeune homme soit obligé de fermer les yeux.

Quand enfin il les rouvrit, Daniel s’aperçut qu’il était dans un lit. Il regarda autour de lui et poussa un soupir de soulagement en constatant qu’il se trouvait de nouveau dans son dortoir, au camp d’entraînement de Milo. 
- Quels rêves ! Touchons du bois.

Daniel se leva. L'aurore aux doigts de roses venait à peine d'effleurer l'horizon qu'il commençait à se préparer. Il prit sa tenue d'entraînement et quitta le dortoir. Ce fut en passant devant une glace qu'il fit un bon d'horreur : ses yeux étaient rouges, preuve qu'il n'avait pas passé la meilleure nuit de son existence. Daniel se passa un coup d'eau sur la figure afin de paraître plus présentable envers son maître puis il sorti. Il fit quelques dizaines de pompes, quelques séries d'assouplissements avant de commencer à trottiner en direction du chemin des douze Temples du Zodiaque. La veille, Milo lui avait dit de venir le rejoindre dans le temple du Scorpion afin de poursuivre son entraînement. Le laisser passer que son maître lui avait donné lui avait été utile pour traverser sans problème les trois premières maisons. Après près d'une heure de grimpette, Daniel s'arrêta quelques instants pour souffler et entra dans la quatrième maison, sans se douter de ce qui l'attendait. 

L'odeur qui se dégageait de la maison était des plus fétides, l'ambiance des plus morbide, quiconque entrait ici pouvait ressentir une sensation de mort. Oui, cette demeure sentait la mort à plein nez.
- Pas croyable !, se dit Daniel. Mais qui habite ici ? C'est la résidence secondaire de la famille Addams ?
Il se mit à courir afin de sortir le plus vite possible de cet antre de mort lorsque son pied rencontra quelque chose. Le temps que ses yeux se soient habitués à la pénombre, il parvint à distinguer quelque chose qui le glaça d'effroi : ce sur quoi il venait de marcher était un visage d'homme. Ce fut à ce moment qu'il réalisa que ce n'était pas le seul visage : il y en avait partout, que ce soit sur le sol, sur les murs ou au plafond. Tout le temple était tapissé de masques humains. 
-Incroyable !  pensa - t - il. Celui qui a fait ça...
Il n'eut guère le temps d'achever sa phrase que son regard se figea sur quelques visages qu'il n'avait pas vu : il s'agissait de visages d'enfants. C'était plus qu'il ne pouvait en supporter. Daniel partit en courant vers la sortie. Une fois hors de la maison du Cancer, Daniel eut un haut le coeur et rendit son diner. 

- Franchement, je me demande comment un type pareil peut être chevalier d'or. Il faudra que j'en parle à Maître Milo, peut être qu'il pourra me renseigner.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Zone de Texte: Daniel reprit sa course, saluant très brièvement les chevaliers d'or qu'il recontrait et arriva au bout de deux heures au temple du Scorpion. Il souffla un coup et essaya de chasser toutes les mauvaises images de son esprit, en particulier celles qu'il venait de voir dans le quatrième temple.


Milo :
Milo attendait Daniel du haut de l'entrée du temple.

Il l'accueilla:

Bonjour Daniel! Comment vas-tu? Bien dormi?


Crono :
Daniel salua son maître, mais il fallait bien avouer qu'il n'était pas très frais

- Si par "bonne nuit" vous apellez une nuit dans laquelle on vous repasse en live la mort de vos parents, alors on pourra parler de bonne nuit. Mais pour moi, ça n'en est pas une. Qui plus est, je viens de traverser l'antre de la mort. Je ne me sens pas au mieux de ma forme aujourd'hui, mais je m'efforcerais de suivre l'entraînement de mon mieux. Et avant tout, je voudrais vous demander une chose : comment un être comme le chevalier du Cancer a - t - il pu obtenir le droit de revêtir une armure d'or ? Je suis sorti quasi malade de son temple.


Milo :
Milo regarda Daniel droit dans les yeux, on pouvait y lire de la tristesse:

Deathmask est un chevalier cruel, j'ai moi-même perdu mon meilleur ami à cause de lui. Il s'appelait Sorilio, c'était la première personne avec qui j'ai noué de profond lien au sanctuaire. Il était venu aussi pour être le chevalier d'Or du Cancer mais il a été tué lâchement par Deathmask. J'en veux toujours à Deathmask mais j'ai compris que Sorilio n'aurait pu être chevalier d'Or du Cancer car c'est une armure sombre qui nécessite une part de mal chez son porteur.


Crono :
Daniel vit la tristesse dans les yeux de son maître tandis que ce dernier lui parlait de la mort de son ami. 

- Nous sommes, d'une certaine façon, logés à la même enseigne Maître. Mes parents ont été tués par la cruauté humaine, et votre ami par la cruauté d'un chevalier. Au fait je voulais vous dire, avant de reprendre l'entraînement, que j'ai fait un rêve intéressant cette nuit.  

Et Daniel se mit à lui raconter la succession de rêves qu'il avait fait. Son arrivée à Stonehenge, son combat contre les chevaliers noirs et l'apparition de l'armure ainsi que la découverte de ses pouvoirs.

- Bien sur, ce n'est qu'un rêve. Mais admettons que l'armure se trouve là bas . Qu'en pensez vous, Maître ?


Milo :
Cela devient de plus en plus mystérieux. Tu es peut-être réellement lié à cette armure. Ce rêve est peut-être prémonitoire? Tu dois t'y rendre pour t'assurer de cela. Cependant je vais t'accompagner, on ne sait jamais si cela tourne mal.

Milo tentait de rassurer Daniel.


Crono :
- Très bien, Maître ! Maintenant, si vous n'y voyez pas d'inconvénients, je souhaiterais reprendre l'entraînement. Plus vite nous en aurons fini, plus vite nous pourrons aller chercher l'armure.

Les rêves qu'il avait fait la nuit dernière avaient fait croître sa détermination. Et même s'il n'était pas très frais à cause de sa nuit, il savait qu'il devait suivre son entraînement du début à la fin.


Milo :
Oui tu as raison nous avons encore beaucoup de travail.

Milo passa une main derrière l'épaulede Daniel:

Hier tu as découvert les prémices du cosmos, maintenant je veux que tu saches y faire appel à volonté. Viens suis-moi!!

Milo descendit les marches de son temple et partit en direction des autres temples. Daniel le suivait, appréhendant quelque peu l'épreuve.
Ils arrivèrent en bas du Sanctuaire, au village de Rodorio. Là Milo emprunta un chemin escarpé; après plusieurs heures de marche, ils arrivèrent devant un tunnel d'où un puissant vent sortait.


Crono :
- Quelle plaie, pensa Daniel. Je viens de me farcir tout l'escalier d'en bas jusqu'ici au pas de course pour me le retaper dans le sens inverse. Enfin, allons y !

Daniel suivi Milo et se mit à descendre les marches derrière son maître. Durant un long moment, Milo ne desserra pas les dents, voulant mettre son élève dans le bain de son épreuve. Daniel ne savait que penser tandis qu'ils traversaient un petit village.

- Ce village est Rodorio, fit Milo. Ton épreuve t'attend bien après sa sortie.

Daniel ne savait que penser. S'il était lié à la constellation de l'Horloge, son maître devait certainement l'emmener subir une épreuve en rapport avec le temps. Cela ne faisait aucun doute. Les deux hommes marchèrent encore durant de longues heures avant d'arriver devant l'entrée d'un tunnel d'où sortait un vent violent. Daniel se posa sur un rocher afin de reprendre son souffle.

- Bon sang, j'ai autant marché qu'un pélerin de la route de Compostelle.

C'était peu de le dire : il était tout transpirant, il ne sentait plus ses pieds et avait du mal à reprendre son souffle. Après un court instant, il se tourna vers son maître.

- Qu'y a - t - il ici, Maître ?
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Milo :
Ici se trouve une épreuve fatidique. Voilà depuis la nuit des temps de puissants soufflent de ce tunnel. La légende dit que ce serait le souffle de Zeus qui le traverserait. Le but est tout simple réussir par quelque moyen que ce soit à arriver de l'autre côté. Je te préviens tout de suite, les vents sont si puissants qu'ils te repousseront à chacun des essais que tu tenteras. Le seul moyen de le traverser est d'atteindre le 7e sens. Avec la maîtrise du 7e sens tu auras la force nécessaire pour réussir. Bien Daniel, je te laisse essayer; je te retrouverai de l'autre côté, enfin du moins je l'espère.

Milo laissa alors Daniel seul face à cet immense obstacle.


Crono :
Daniel vit Milo s'en aller sans dire un mot de plus. En l'espace de quelques jours, il avait apprit plus de choses qu'en 25 ans. Mais là, c'était une chose impossible à faire. Surtout si le vent qui soufflait était le souffle de Zeus.
- Bon, ben quand faut y aller, faut y aller.

Daniel s'avança de quelques mètres avant de s'apercevoir qu'il ne pouvait rien voir sans avoir à mettre une main devant les yeux tant le vent était violent. Il plaça ses bras devant lui, prit une longue inspiration et s'élança dans le tunnel. Le vent était d'une violence rare, faisant passer les vents des grandes marées de Bretagne pour une vulgaire brise. Le vent soufflait avec une rare violence, rendant chaque pas de Daniel plus pénible que le précédent. Daniel avait l'impression de tenter d'escalader les plus hautes paroi des Alpes lors de grandes tempêtes. En dépit de son courage, il fut vite balayé comme un fétu de paille et renvoyé aussi sec à l'entrée de la caverne. Son corps commençait à être couvert de bleus alors qu'il n'avait rien fait d'autre qu'avancer. Ou du moins, l'avait-il essayé.
- Quelle galère, pesta-t-il ! Je suis sur que j'ai pas fait un centième de la distance me séparant de Maître Milo. 

Daniel se posa sur un rocher, souffla un coup et regarda la caverne et le tunnel.
- Récapitulons ! Milo m'a dit que pour réussir cette épreuve, il fallait que je sache faire appel à mon cosmos. J'ai réussi hier à le découvrir lors de l'entraînement sur les pierres. Mais ici, c'est différent : je me retrouve face à une tornade extrêmement forte et je ne peux pas faire un pas sans être balayé et ressentir d'atroces douleurs, comme avec les pierres.

Ce fut à ce moment que la lumière se fit en lui : lors de l'entraînement avec les pierres, Milo lui avait dit d'oublier les perceptions humaines et de ne se focaliser que sur son objectif. Daniel en conclus que s'il en faisait autant, il devrait y arriver. Il se leva d'un bond, se plaça devant l'entrée du tunnel et répéta l'opération. L'entrée dans le tunnel se fit beaucoup plus facilement que lors du premier essai. Il commençait à en avoir l'habitude, et il continua à avancer. Son objectif, atteindre le bout du tunnel, était ancré dans sa tête. Il ne voyait rien d'autre, il ne pensait à rien d'autre, il n'entendait rien et ne voulait rien savoir qui ne se rapporte à son objectif. Les deux bras en croix devant son visage, Daniel sentait le vent faiblir ce qui lui fit perdre sa concentration. La tornade reprit de plus belle et le jeune homme se revit renvoyé à l'entrée de la caverne. Cette fois, le renvoi fut beaucoup plus brutal et Daniel, une fois sorti du tunnel, se fit beaucoup plus mal que la première fois.

- Putain de saloperie de tornade ! Cette chiotte rend cette merde de tunnel totalement impraticable. Bon, je vais réessayer. De toutes façons, j'ai pas tellement le choix : il y a le Maître qui m'attend de l'autre côté.
- Laisses tomber, Dan, fit une voix. Qu'est ce que ça te rapportera de réussir cette épreuve. Tu auras des bleus, des blessures et ça ne t'aura rien apporté.
- Ne l'écoutes pas, Daniel, fit une autre voix. Souviens toi que chaque épreuve que tu gagne ne t'en fera ressortir que plus fort. Vas et oublie les essais. Tu fais une chose ou tu ne la fais pas, mais l'essai ne peut exister.

Daniel s'élança de nouveau dans la tornade, ses bras mis en croix pour se protéger et pouvoir avancer. Au fur et à mesure de sa progression, Daniel se mit à ressentir une nette diminution de la violence du vent mais, se souvenant du résultat lorsqu'il avait baissé sa concentration, il continua à ne penser qu'à son objectif : atteindre la sortie. Le vent continuait de faiblir tandis qu'il continuait d'avancer vers la sortie. Au bout de deux cents mètres, Daniel vit enfin la lumière. Sa pensée, sa vision, bref tout son corps fut focalisé vers la sortie et vers la lumière. Lorsque enfin il sortit, Daniel n'était plus le même : quiconque le voyait pouvait voir une aura immaculée entourer son corps.

- Maître, fit-il à Milo, j'ai réussi l'épreuve.


Milo :
Milo était anxieux. Cela faisait plusieurs heures qu'il n'avait pas vu Daniel.
Puis il vit une aura blanche sortir du tunnel. Milo se mit alors à sourire.
Daniel prit alors la parole:
- Maître, fit-il à Milo, j'ai réussi l'épreuve.
- Oui tu as réussi et je suis très fier de toi. Tu es désormais digne d'être le chevalier d'argent de l'Horloge. Mais avant il te reste une épreuve...


Crono :
Daniel était heureux que Milo ait reconnu en lui sa qualité de chevalier. Mais l'épreuve avait été harassante et le jeune apprenti senti ses jambes trembler tandis qu'il manqua de tomber au sol. Daniel fit appel à sa volonté et à son cosmos pour éviter de tomber tête la première. Il se posa sur un rocher et souffla un coup. Puis, il ramassa une pierre et la serra dans sa main en faisant appel à sa cosmos énergie. La pierre se brisa en moins de deux et fini en poudre de roche. Une fois reposé, Daniel leva les yeux vers Milo.

- Quelle épreuve reste - t - il pour obtenir mon armure, Maître ?


Milo :
Mais voyons ! La dernière épreuve sera bien entendu de retrouver ton armure. Si tu es réellement le chevalier de l'Horloge elle t'indiquera où la trouver. D'ailleurs peut-être que ton rêve étrange a été provoqué par le cosmos de l'armure. Viens!!! Pour cette épreuve je t'accompagnerai.

Milo et Daniel se levèrent et partir en direction du port pour rejoindre un bateau en partance de Stonehenge. Sur le chemin ils conversèrent:

"Dis-moi Daniel, ça te dérange pas de sacrifier ta vie entière pour la justice? Enfin je veux dire que tu n'éprouves pas l'envie de former un foyer?"


Crono :
Daniel ne se fit pas poser la question deux fois de suite.

- Vous savez, Maître, fonder un foyer et avoir des enfants est une chose que chaque homme, qu'il soit chevalier ou pas, mérite de faire et de fonder. Moi même, j'aimerais énormément avoir des enfants car c'est par eux que passe notre avenir. Néanmoins, s'il m'arrivait quelque chose, je ne pourrait pas supporter de voir depuis l'au delà mes enfants souffrir à cause de la mort de leur père. D'un autre côté, si le monde peut voir son avance vers la paix progresser grâce à mes efforts, je n'en serais que comblé.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Milo :
Mais tu vois Daniel, ton ennemi cherchera toujours à trouver tes faiblesses. Avoir une femme et des enfants est la pire des faiblesse car certains hommes sans scrupules s'en prendront à eux. Non tu dois savoir qu'un chevalier d'Athéna sacrifie sa vie entière pour la justice et pour la déesse qu'il défend. Tu devras peut-être te battre pour elle même dans la mort. Je sais qu'au début c'est dur à accepter mais une fois que tu auras rencontré Athéna tu comprendras...
Daniel et Milo virent le port à l'horizon.


Crono :
- Je comprend, Maître. Comme je vous l'ai dit, je ne tiens pas à les rendre malheureux et je ne veux pas non plus qu'on leur fasse du mal. J'aime les enfants, mais comme vous l'avez dit, un chevalier doit se battre de toutes ses forces pour Athéna. 

Daniel sentait dans les paroles de son maître la foi en la justice de sa cause.


Milo :
Milo et Daniel s'apprêtaient à monter dans le bateau quand un messager accourut en criant:

Maître Milo!!! Maître Milo!!! Attendez!!!!


Milo tourna la tête vers le messager:

Et bien! Que se passe t’il?


Celui-ci répondit essoufflé:

Je...Je suis venu vous chercher... Athéna demande....à tous ses chevaliers...de retourner à leurs temples... Arès est de retour..

Milo était redevenu sérieux, il regarda Daniel:

Je crois Daniel que tu vas devoir faire le voyage tout seul. Moi je repars au Sanctuaire. Je compte sur toi pour, que tu reviennes avec l'armure d'argent de l'Horloge. A bientôt mon ami.


Milo suivit le messager vers le Sanctuaire, laissant Daniel seul face à son destin.


Crono :
(Les textes en vert sont en anglais)

Quelques temps après avoir quitté Milo, Daniel se retrouva dans la capitale grecque. En un premier temps, il fit un crochet par le cimetière pour faire une dernière prière sur la tombe de sa mère et y changer les fleurs. Puis, il ramassa son sac et se dirigea vers l'aéroport d'Athènes. 

Après un peu plus de cinq heures de vol, l'avion de Daniel atterrit dans la ville de Southampton. Ne voulant pas se faire remarquer, il décida de prendre un car à destination de Salisbury. Le voyage dura quelques heures durant lesquelles Daniel savoura un repos bien mérité. Il se demandait alors s'il aurait la chance, ou la surprise, de revoir le capitaine Blake. Au bout du compte, Daniel descendit quelques kilomètres avant Salisbury et commença à marcher plein nord, vers Stonehenge. Il sentait l'appel de l'armure, malgré la distance il savait où elle se trouvait. Son rêve lui avait fourni toutes les explications possibles et il ne voyait rien, pas même le petit agneau qui venait de le heurter. Daniel mit d'ailleurs quelques secondes avant de le voir et se rendit compte que le pauvre petit se léchait la patte avant droite qui semblait être blessée.
- Alors, mon pauvre petit ! On s'est fait mal ? Ne t'inquiètes pas, je vais m'occuper de toi.

Daniel prit alors l'agneau dans ses bras et commença à le rassurer. Puis, il concentra son cosmos et cautérisa la plaie du petit animal. Quand il eu fini, il eu la surprise de voir une jeune femme de son age arriver. 
- Te voilà, toi ! Il est temps pour toi de rejoindre le troupeau. (regarde Daniel) Merci à vous, Monsieur.

Daniel resta sous le choc tant la jeune femme était belle. Loin des vieilles filles de fermes ou des grosses qu'il avait vu de temps à autres, la jeune anglaise devait mesurer environ 1m71, fine, sans pour autant tirer vers le "sac d'os" et belle comme pas deux. Ses cheveux roux encadrait un visage souriant d'où brillaient deux émeraudes parfaites. Daniel sentit son cœur battre plus vite que d'ordinaire.

- Ca ne va pas ? fit la jeune femme.
- Si, fit Daniel en reprenant ses esprits, bien sur que si. Veuillez m'excuser, j'avais la tête ailleurs. Vous devriez faire attention avec cet agneau. Si un loup avait été dans le coin, je doute que vous l'auriez retrouvé en un seul morceau.
- Ca c'est sur, fit la jeune femme en riant. Au fait, à votre voix je pense que vous n'avez pas l'air du coin. 
- En effet, je suis français mais je parle assez couramment l'anglais. Mon nom est Daniel, et vous ?
- Wendy Blake. Enchantée, Daniel.
- Tout le plaisir est pour moi, Wendy. Je compte me rendre à Stonehenge, vous sauriez comment s'y rendre ?
- Je vais me faire un plaisir de vous accompagner, c'est un endroit que je connait bien. Juste le temps de ramener le petit au troupeau et nous y allons.

Quelques minutes plus tard, Wendy et Daniel se retrouvèrent au milieu d'un champs où broutaient un troupeau d'une vingtaine de têtes de moutons. Wendy ramena le petit agneau à sa mère puis conversa quelques instants avec le berger. Daniel eut en choc en le voyant : il s'agissait de Francis Blake, l'homme qui était mort dans son rêve quand il était cherchait à rejoindre la Grèce. Puis Wendy rejoignit Daniel et le prit par le bras.
- Je sais que je vais vous paraitre curieux, mais j'aurais voulu savoir qui était l'homme avec lequel vous parliez.
- Il s'agit de mon père, Francis Blake.
- Le capitaine Blake ? L'ancien chef du MI 5 qui oeuvrait durant la guerre froide pour contrer les actes terroristes du colonel Olrik ?
- Lui même. Mais il a du s'arrêter pour des problèmes de santé. Selon les médecins, il souffre d'une angine au poumon et doit absolument se reposer. Ce travail de berger est tout ce dont il avait besoin. Mais je suis surprise que vous le connaissiez.
- J'ai entendu parler de ses exploits par mon père qui avait travaillé pour la marine anglaise pendant un temps.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Wendy et Daniel, chemin faisant, se mirent à converser de choses et d'autres. Le jeune français commençait à éprouver une certaine attirance pour la jeune anglaise. Mais comme le lui avait dit Milo, il ne devait en aucun cas s'attacher à elle ou elle risquerait d'être prise en otage. Quelques temps plus tard, les deux jeunes gens arrivèrent en vue de Stonehenge. Alors qu'ils s'attendaient à voir une foule de touristes, Wendy et Daniel trouvèrent le site de Stonehenge complètement désert.
- Bizarre, fit Wendy, à cette époque les touristes affluent. Je me demande ce qui a bien pu se passer.

Daniel, lui savait ce qui allait se passer. Il en avait le sentiment, il savait que des chevaliers noirs étaient dans le coin. Il n'eu guère le temps de penser à autre chose qu'il sentit une violente douleur dans l'estomac qui le plia en deux. Ce fut alors qu'il eut confirmation à sa réponse : quatre hommes revêtus d'étranges tenues noires se tenaient devant lui et Wendy. Ils les reconnu alors : Hermann de la baleine, Patros de la Meute, Nessus du Centaure et leur chef Iguana du Lézard. 

- J'emmène la fille avec moi. Vous trois, occupez vous de lui et réglez lui son compte.
- Minute, fit Herman, pourquoi ce serait toi et pas un de nous ?
- Laisses tomber, Hermann fit Patros. Tu crois peut être que tu saurais y faire avec les préliminaires face à une femme. Tu sais aussi bien que moi qu'Iguana est le plus doué et le plus doux de nous avec les femmes. Laissons la lui, après quand on aura trouvé l'armure, on pourra s'amuser.
- A votre place, je n'en serais pas si sur.

Daniel venait de se relever. La douleur du coup qu'il venait de recevoir d'Hermann avait été sévère, mais les entraînements et les conseils de Milo avaient porté leurs fruits : Daniel ne sentait pratiquement plus rien. 
- Je vous conseille de laisser cette fille en paix. Second conseil : dites à votre boss que vous avez perdu la trace de l'armure. Dernier conseil : disparaissez !
- Non, mais pour qui il se prend, fit Hermann. Tu vas voir

Le colossal chevalier noir de la Baleine lança son poing en direction de l'estomac de Daniel. Ce dernier esquiva le coup en un parfait flip arrière et frappa le ventre d'Hermann du tranchant du pied.
- Oeil pour oeil, dent pour dent ! C'est pas de moi.
- Tu vas crever, petit con, fit Hermann hors de lui. Par le Geyser noir de la Baleine.

L'attaque fut terrible. Le chevalier noir lança Daniel avec toute sa puissance, prêt à le frapper lorsque ce dernier serait à sa portée. Mais Daniel se servit du poing d'Hermann comme point d'appuie et stoppa net sa chute. Il plia ses deux bras et poussa de façon à apparaître dans le dos de la Baleine noire. Ce fut à ce moment que le second assaut, porté par Nessus, se fit sentir. La charge de l'armée des centaures attaqua Daniel par derrière, mais le jeune apprenti prit le chevalier noir du centaure de vitesse et, s'abaissant à la dernière seconde, balaya en un geste parfait les jambes de son adversaire. Patros n'avait pas encore attaqué, mais il avait observé le combat et s'il ne comprenait pas comment Daniel avait pu esquiver les attaques de ses compagnons, il lui fallait reconnaître en cet homme une grande valeur guerrière. Il se mit en position de combat et, alors qu'Hermann et Nessus se relevaient, se plaça en position de façon à encercler Daniel. 

Daniel vit ses trois adversaires l'entourer : Patros devant lui, Nessus sur sa droite et Hermann sur sa gauche. Patros s'avança.
- Tu t'es battu avec courage et efficacité mon garçon, mes félicitations. Mais face à nous trois, tu ne vaudra rien. 
- A quoi bon discuter avec vous, puisque vous allez retourner d'où vous venez. 
- Je te trouve bien sur de toi, fit Nessus. Tu cherche à te rassurer, ou à nous impressionner ?
- Aucun des deux. Vous êtes de bons combattants, mais face à moi vous ne valez rien. En garde !
- C'est tout de même rageant, fit Hermann. Comment a - t - il fait pour esquiver nos assauts ?
- Vous devriez connaître la rengaine depuis le temps : une attaque ne marche jamais deux fois sur un chevalier.
- Mais tu n'es pas chevalier, alors...
- La seule différence entre un chevalier et moi, c'est que moi je n'ai pas d'armure. Ou du moins, pas encore.

C'était plus que Hermann ne pouvait en supporter. Il lança son poing en direction du visage de Daniel qui esquiva le coup sans aucune peine. Nessus tenta sa chance en lançant son pied vers la tête du jeune homme tandis que Patros frappa du poing vers l'estomac du jeune apprenti. Daniel n'eut aucun mal à esquiver le coup de Nessus, mais fut touché par Patros et s'encastra dans un des dolmens. Les trois chevaliers noirs s'avancèrent vers le jeune homme. Celui-ci commença à se relever péniblement.
- J'ose espérer que tu auras compris que tu n'es pas de taille contre nous.

Mais Daniel ne répondit pas. Il recula vers le centre du cercle de pierres et ferma les yeux. L'armure était là, il la sentait. Il fallait savoir où exactement. Il sentit alors l'appel de l'armure et intensifia sa cosmos énergie au maximum. Un à un, les dolmens se mirent à rayonner tandis qu'une horloge de lumière commença à se dessiner à travers le cercle de pierre puis l'armure apparut devant Daniel.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Daniel se retrouva comme dans son rêve : au milieu du cercle de Stonehenge et revêtu de l'armure d'argent de la constellation de l'horloge.


 



Les trois chevaliers noirs se tenaient autour de lui. Au loin, Iguana avait senti l'éveil d'un chevalier et l'explosion d'une cosmos énergie. Toute cette affaire commençait à l'inquiéter sérieusement, aussi décida - t - il de faire marche arrière pour aider ses compagnons. Grande fut sa surprise lorsqu'il découvrit les corps de ses amis sur le sol. 
- Ne t'inquiètes pas pour eux, ils ne sont pas morts. Je me suis juste permit d'essayer mes pouvoirs sur eux. Et je dois avouer que le résultat est plus que satisfaisant. Maintenant, si tu ne tiens pas à subir le même sort, je te conseille de partir en oubliant ce que tu as vu.
- Je ne peux pas partir sans t'avoir tué. Je compte bien venger mes compagnons et ramener l'armure avec moi. 
- Ca je m'en doute, chevalier noir Iguana du Lézard.

Iguana parut déstabilisé, ce fut le moment qu'attendait Daniel. Il traça les contours de la constellation de l'Horloge et s'élança en courant dans tous les sens. Lorsqu' Iguana tentait de le frapper, Daniel était ailleurs. Le nouveau chevalier de l'Horloge s'arrêta.
- Je sens que tu as compris le fossé qu'il y a entre nous. Je sens que ton cosmos est plus puissant que ceux de tes compères, mais tu es encore loin de pouvoir me battre. Tu vas donc retourner auprès de ton boss et lui dire que s'il veut cette armure, il n'aura qu'à venir la chercher au Sanctuaire sur le cadavre de Crono de l'Horloge.
- Je n'ai pas dit mon dernier mot. Que la Morsure du Lézard te terrasse !

Comme dans son rêve, Daniel se contenta de fermer les yeux, fit brûler son cosmos et tandis ses bras vers Iguana. Celui-ci commença à paniquer tandis que divers indicateurs de temps commençaient à apparaître autour de lui. Puis, le vortex apparut et l'avala net.
- Adieu, Iguana. Les couloirs du Temps se sont refermés sur toi à tout jamais.

Le chevalier de l'Horloge contracta ses muscles et l'armure d'argent reprit sa forme totémique avant de repartir dans son urne. Daniel prit l'urne sur son dos et s'avança vers Wendy qui se tenait là, tremblant comme une feuille. Il la serra contre lui, le plus chaleureusement qu'il put.
- Wendy, c'est terminé. Très bientôt, je ne serais plus là et tout ce que vous avez vu aura disparu de votre mémoire.
- Reste avec moi, Dan. Je t'en conjure, ne pars pas.
- Wendy, je ne peux pas. Nous ne vivons pas dans le même monde et je me refuse à te laisser risquer ta vie pour être avec moi.

Et disant cela, le jeune homme frappa Wendy légèrement à la nuque afin de l'endormir. Il se souvenait de l'endroit où se trouvait le troupeau de son père: ce n'était pas très loin. En l'espace de quelques minutes, Daniel retrouva l'ex capitaine Blake et déposa Wendy contre un arbre. Il regarda le vieil homme avant de remettre en route.
- Vous ne restez pas pour diner, fit Blake ?
- Non, merci, mais je dois retourner en Grèce le plus vite possible. Cependant, puis-je vous demander un service ?
- Lequel ?
- Si jamais Wendy, en se réveillant, demande où je suis passé, dites lui que Daniel a été tué par un homme du nom de Crono. 
- Je le ferais.
- Merci à vous, capitaine.

Daniel reprit sa route à travers la campagne anglaise. Quelques jours plus tard, le port du Pirée était de nouveau en vue. Daniel ne savait pas comment il allait retrouver le Sanctuaire, mais peu importe.

Un homme était mort.

Un chevalier était né.

Le nouveau chevalier de l'horloge était heureux et content de lui. Avoir retrouvé une armure qui avait été perdue de vue depuis des années n'avait pas été un mince exploit et il ressentait au fond de lui même une certaine fierté de l'avoir accompli. Néanmoins, il lui manquait encore quelque chose : l'expérience des combats. Désireux de pouvoir rôder parfaitement ses pouvoirs, Daniel / Crono se mit en route vers le temple du Scorpion pour en faire part à son maître Milo. Une fois arrivé dans la huitième maison des signes du zodiaque, Crono appela son maître.

- Maître Milo, j'ai une faveur à vous demander. Je souhaiterais vous affronter en duel.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Milo :

Bonjour Crono, un duel? Ma foi pourquoi pas. Je te laisse commencer, ainsi je pourrais voir l'étendue de tes pouvoirs.

Milo se mit en garde.


Crono :
- Je vous en remercie, Maître. Par ces techniques que j'ai développé, je tacherais de vous prouver que votre enseignement n'aura pas été vain. 

Crono ferma les yeux et se concentra. Sa cosmos énergie brillait d'une blancheur immaculée, tandis que derrière lui apparaissait la constellation de l'horloge. Crono traça lentement les contours de sa constellation protectrice. Puis, il prononça à voix basse :

- Que par mon cosmos, le temps accélère mes mouvement. 
Que par mon cosmos, le temps ralentisse mon adversaire. 
Que par mon cosmos se déclenche LA COURSE DE L'HORLOGE !

(attaque faible, 15% de cosmos, dégâts imparables)

Crono vit ses mouvements s'accélérer comme lors de son combat contre les chevaliers noirs qu'il avait affronté à Stonehenge. Il s'élança et profita de l'état de Milo pour lui faire ressentir cette attaque. Il sentait que son maître ne parvenait pas à répliquer à ses assauts et quand Milo sentait les blessures, Crono s'était déjà élancé pour un nouvel assaut.

HP : 100
PC : 85


Milo :
Crono lanca son attaque et là Milo fut assailli par des milliers de Crono, non en fait il n'y en avait qu'un mais sa vitesse était trop rapide. Cependant Milo en eut rapidement assez:


RESTRICTION!!!!!!!

Crono fut brusquement stoppé dans sa course. Milo dégageait une onde qui bloquait tout mouvement de Crono.

Il leva son doigt: Bloody Sting!!!!

Une lueur se concentra au bout de celui-ci. Milo le dirigea alors Crono et lanca sa fameuse attaque:

SCARLET NEEDLE!!!!! (attaque moyenne).

Puis Milo se remit en garde, observant les mouvements de son adversaire.


HP:85
CS:45


Crono :
La chute de Crono fut sévère. Certes le coup qu'il avait reçu n'était pas comparable avec le Geyser noir de la baleine de feu Hermann de la baleine noire, mais l'enchaînement de piqûres dues à la technique de son maître le faisait énormément souffrir. Ce fut alors qu'il vit cinq trous dans son armure et sur son corps qui, bien que minuscules, le faisaient hurler de douleur.

- Bon sang, pensa - t - il ! Je commence à comprendre la différence qu'il y a entre nous. Mais ce n'est pas ça qui va m'arrêter. J'ai fait le serment de me battre jusqu'au bout et je tiendrais parole.

Crono se releva et fit brûler son cosmos, tentant d'oublier la douleur qui parcourait son corps. Il traça de nouveau les contours de sa constellation avant de tendre ses bras vers son maître.

- Que s'ouvrent les couloirs du temps ! 

Tout autour de Milo, des horloges, des clepsydres et des sabliers semblaient s'affoler, tandis qu'un vortex temporel apparut rapidement derrière le chevalier d'or qui l'emporta en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire.

HP : 72
PC : 65

Nombre de piqûres : 5


Milo :
Crono ouvrit les couloirs du temps. Milo se sentit alors aspiré. L'attraction se faisait de plus en forte.

Je ne partirai pas seul Crono!!!!!

Milo dans un effort gigantesque fit un pas, puis deux puis il brûla son cosmos afin de réduire l'aspiration. Il couru alors vers Crono et le saisit fermement. Là il relâcha toute la pression qui le maintenait encore au sol. Ils se firent alors aspirer tous les deux. Dans le vortex Milo subit mille et un déchirements mais il se protégea comme il put, puis il en profita pour régénérer son cosmos.

Hp:65
Cs:55


Crono :
Crono s'était vu entraîné par Milo dans le vortex temporel. Cela lui importait peu : il avait, de toutes façons, l'intention de rejoindre Milo à l'époque où ce dernier allait être envoyé. Au bout du compte, cela allait lui permettre d'économiser ses forces. Il ferma les yeux et commença à régénérer sa cosmos énergie. Dans esprit, des images commençaient à défiler. Crono continua sa visualisation mentale jusqu'à ce que des images de reptiles apparaissent

- Parfait, pensa - t - il. Cette époque me semble être la meilleure pour notre affrontement.

Crono concentra son cosmos et les couloirs du temps se rouvrirent, offrant aux deux combattants une vision des plus singulières : une végétation luxuriante et totalement vierge les entourait. Crono savait où il se trouvait, mais il voulait en réserver la surprise à son maître.